Comment l'histoire commence?
Cela faisait plusieurs semaines que j'urinais d'une couleur assez foncée. Dans les premiers temps, malgré la saison, je mis cela sur le compte d'une déshydratation passagère et comme j'étais assez sportif, cela restait possible. Aucuns signes ne laissaient penser autre chose.
Donc je buvais beaucoup, j'urinais beaucoup mais aucunes améliorations. J'étais assez fatigué mais mettant ça sur le compte du boulot, je ne m'inquiétais pas outres mesures jusqu'au jour où j'ai commencé à changer de couleur.
Là évidement, se transformer en Casimir en à peine quelques semaines devenait très inquiétant et comme beaucoup d'homme je pense, on se dit, "Ca va passer tout seul" donc on traine à consulter.
La semaine Casimir passe, avec son lot de mal de ventre, une fatigue omniprésente, un appétit en berne, bref l'impression d'un lendemain de cuite mais qui empire au fil des heures et des jours.
La semaine s'achève chez une de mes filles pour y prendre le café et elle me fait remarquer que mon état empire et que je dois consulter tout de suite.
Bon, je vous passe le moment où tout le monde s'y mets, tu sais, celui où tu t'en prends plein la tronche, où l'effet de groupe fait que tout le monde se sent fort et que t'es obligé de capituler 😅😅 oui, voila, celui-là.
De retour à la maison et vu l'heure tardive je fais une téléconsultation. Grand moment, même pas eu le temps de dire quoi que ce soit que le docteur me dis m'envoyer immédiatement les documents par mail et que je dois me rendre dans l'instant dans un hôpital
Voila comment la première étape démarre.
A bientôt pour la suite.
Suite
Bonsoir,
Plongeons ensemble dans la suite de cette histoire :
Vivant à proximité d’un hôpital tristement connu pour sa mauvaise réputation, j’ai toujours préféré l’éviter. À la place, je traverse la frontière pour me rendre dans un établissement bien plus rassurant et digne de confiance.
Ordonnance en main, je me rends donc à l’hôpital d’Arlon, en Belgique.
Dès mon arrivée, j’ai été prise en charge immédiatement, sans avoir à subir de longues heures d’attente comme c’est malheureusement fréquent ailleurs.
Un scanner a été rapidement réalisé, avant que je sois installée dans une chambre.
Le lendemain, le diagnostic tombe : des calculs à la vésicule nécessitent une intervention chirurgicale rapide, réalisée quelques jours plus tard. Pourtant, malgré cette première opération, les douleurs persistent, incitant l’équipe médicale à envisager une nouvelle intervention.
Je retourne donc au bloc opératoire, où de nouveaux calculs sont retirés. Cette fois, un stent est également posé pour dilater la voie biliaire et faciliter l’écoulement.
Malgré quelques jours de repos supplémentaires, les douleurs ne s’atténuent pas, suscitant l’inquiétude et la perplexité du personnel soignant.
L’hôpital d’Arlon, étant de taille modeste, décide en concertation avec d’autres établissements de me transférer à l’hôpital de Liège pour une troisième intervention.
La chirurgie est réalisée en ambulatoire, et je retourne à Arlon le soir-même. Cette opération, similaire à la précédente, se distingue toutefois par la pose d’un stent plus large et métallique. C’est durant cette intervention, après différents prélèvements, qu’un verdict tombe quelques jours plus tard : cancer du pancréas… 😢
Je vous passe mon état émotionnel suite a cette triste nouvelle sachant que ce type de cancer est après celui des poumons un des plus agressif et mortel. Suivant les données statistiques, plus de 95% des personnes diagnostiquées ne dépassent pas les 5 ans......
Extrêmement dur a encaisser. En plus de mon effondrement psychique, ma perte de poids a été spectaculaire. Presque 20 kg perdus depuis le début de cette histoire qui dure déjà depuis 1 mois et demi sans sortir de l'hôpital.
La chance dans mon malheur est que je n'ai pas développé de metastases ce qui a permis la suite de cette triste histoire narrée dans la partie Blog